C’était le week-end de la Saint-Jean-Baptiste, un moment où le Québec vibre sous les drapeaux fleurdelisés et les bouteilles de bières froides.

Albert et Dave, deux nouveaux amis fraîchement croisées dans une soirée d’un bar du Village gay à Montréal, ont décidé de fuir la ville le temps d’un weekend pour un camping gay naturiste, histoire de tester leur alchimie naissante.

Albert, 22 ans, originaire du Lac-Saint-Jean, un beau gars aux cheveux châtains ébouriffés et au sourire candide, étudiant en comédie musicale au cégep avec des rêves de Broadway plein la tête. Dave, 24 ans, pur produit de Laval, plombier pour l’entreprise paternelle, est un spécimen plus complexe : bisexuel, un peu trop pervers narcissique, un corps taillé par le travail manuel et une attitude de coq qui cache mal ses malaises dans son placard entrouvert.

Leur rencontre, trois semaines plus tôt, avait été le début d’une relation compliquée, les deux jonglant avec la possibilité d’établir une relation durable et voilà qu’ils prenaient la route dans le Jeep de Dave, direction « Le Refuge Nu », un camping où la pudeur était aussi rare que la fraîcheur en ce week-end de canicule.

Le trajet fut un mélange de conversation sur leurs habitudes respectives et de silences tendus – Albert chantonnait du Céline Dion pour se détendre, tandis que Dave, un sourire en coin, laissait entendre qu’il avait « des plans » pour leur escapade.

Arrivés sur place, ils montèrent leur tente sous un soleil de plomb, une vieille glacière Coleman qui sentait bizarre et que Dave avait juré être « parfaitement fonctionnelle » malgré un rabat cassé.

Le camping s’étend devant eux comme une carte postale de camp de nudiste : une pinède clairsemée, un lac miroitant au loin, et au cœur du site, un bar extérieur couvert de guirlandes lumineuses clignotantes, jouxtant une piscine bordée de chaises en plastique bancales.

À côté, une « discothèque » – un hangar reconverti avec des spots multicolores – promettait des nuits endiablées, tandis qu’un resto du style casse-croûte servait des hot-dogs, hamburgers, frites , club-sandwich, etc et des déjeuners copieux.

Ils posèrent leurs sacs, enfilèrent des maillots de bain (Dave insista pour un maillot moulant qui hurlait « regardez-moi pas dans les yeux»), et filèrent au 5 à 7. L’ambiance les surprit: une foule de sexagénaires bronzés à l’excès, en tongs, chemises hawaïennes, cock ring rutilant sirotant des gin-tonics tièdes au son de « La Macarena » remixée par un DJ qui semblait avoir oublié les 20 dernières années.

Les corps nus ou à peine couverts oscillaient entre le ridicule et l’admirable, certains exhibant des tatouages délavés, d’autres des bedaines fièrement assumées. On y voyait de tout, grand, maigre, gros, chauve, chevelus, queue de cheval, etc, moumoutte, jack-strap, boléro, et une collection étonnante de zizi de aux formes surprenantes autour de la piscine.

Albert, un peu intimidé, se sentit comme un chevreuil dans un salon de quilles, tandis que Dave, dans son élément, lançait des clins d’œil à tout ce qui semblait encore consommable.

Au bar, ils commandèrent des bières – importées, évidemment – et tombèrent sur Sam, le barman, un charmant garçon de 27 ans au sourire ravageur et aux biceps impressionnant et portant un short moulant avec une bosse impressionnante entre les jambes, une machine à pourboire de toute évidence. Sam leur fit la causette, ses yeux pétillants glissant d’Albert à Dave avec une gourmandise non dissimulée. « Vous êtes les seuls ici qui n’ont pas l’âge de mes parents », plaisanta-t-il en leur glissant des shooters gratuits.

À côté, un couple dans la trentaine, Luc et Marco, se joignit à eux. Luc, un hipster barbu avec un short en lin, et Marco, un Italo-Québécois bronzé qui parlait fort et riait encore plus fort. Les shooters s’enchaînèrent a la queue leu leu, et l’ambiance devient un brouhaha joyeux et festif.

Mais Dave, fidèle à sa nature de lapin insatiable, s’éclipsa pour « aller pisser ». Vingt minutes plus tard, toujours pas de retour. Albert, un peu éméché et inquiet, tituba jusqu’aux toilettes – un bloc sanitaire typique de ce genre d’endroit, mélange de toilettes, douches, buanderie aux murs recouvert d’affiches de soirées au bar, de règlements, enfin de plein de trucs reliés au site.

Là, sous la porte d’une cabine, il reconnut les sneakers fluo de Dave, accompagnés de grognements rythmiques et d’une paire de jambes inconnues. De toute évidence le couple est en plein coit. Les sons qui s’échappent de la toilette ce n’est pas du chant grégorien. Le choc le figea : son cœur se serra, ses joues s’enflammèrent, mélange de trahison et de colère. Son orgueuil blessé lui coupe le souffle.Il retourne au bar en trombe, vida deux shooters d’un coup et éclata en une tirade digne d’une diva : Ce salaud me calice la pour un coup vite fait dans une bécosse puante ! »

Sam haussa un sourcil amusé, Luc et Marco pouffèrent, mais Albert, ivre et blessé, pleurait presque en calant son verre de bière.

Dave, alerté par le raffut, sortit des toilettes, penaud mais agacé – il détestait les scènes de ménage. Albert le traite de beau salaud, de cheapette de bécosse, puis la phrase s’échappe de sa bouche  « Vas-chier, pis mange de la marde mon tabarnak! »

Sans un mot, Dave ramasse son cellulaire, attrape ses clés et fonce vers leur campement, puis ramasse ses affaires, démarre son Jeep et roule beaucoup trop vite dans un nuage de poussière vers la sortie du camp, laissant Albert planté là, seul au milieu des sexagénaires hilares et des guirlandes clignotantes.

La honte et la rage bouillonnent en lui, mais la soirée est jeune, et le destin avait d’autres plans pour lui.

Alors qu’Albert noyait son chagrin dans un autre verre, un colosse apparut : Pedro, 35 ans, une armoire à glace aux épaules larges, employé à la maintenance du camping. Son t-shirt taché de sueur collait à son torse musclé, et son regard sombre perça la foule jusqu’à Albert. « T’as l’air d’avoir besoin d’un remontant, petit », lança-t-il d’une voix grave, presque tendre.

Albert, les yeux rougis, hocha la tête, et Pedro l’entraîna vers les toilettes pour lui passer de l’eau sur le visage. Là, dans la lumière crue des néons, Albert s’effondra contre l’épaule de Pedro, pleurant sa déception. Pedro, mi-gentleman mi-bête, le serra fort, son odeur de sueur et de pin réveillant quelque chose de primal en Albert.

« Viens, je t’emmène chez moi », murmura Pedro, et Albert, les jambes flageolantes, le suivit jusqu’à une roulotte à l’écart, un palace roulant décoré de rideaux à pompons et d’un lit king-size qui grinçait déjà d’anticipation. À peine la porte fermée, la tension explosa.

Pedro attrape Albert par la taille, le plaque contre le mur avec une force qui fait trembler la roulotte. Leurs lèvres s’écrasèrent dans un baiser vorace, salé par les larmes et la sueur, leurs mains cherchant frénétiquement la peau sous les vêtements.

Albert sent son cœur s’emballer, une chaleur diffuse envahit son bas-ventre, tandis que Pedro grogne comme un ours affamé, ses doigts caressent la peau du garçon, explorant ses formes traçant des lignes sur son corps.

Les vêtements volent vers le sol, et une danse sauvage, un chaos de chair et de désir éclate dans la roulotte. Pedro soulève Albert comme une plume, le jette sur le lit qui proteste sous leur poids. Albert, en transe, s’arqua sous les assauts de Pedro, ses cris résonnant dans la roulotte comme une symphonie décadente.

Pedro, maître du jeu, alternait puissance et tendresse, son souffle rauque dans le cou d’Albert, ses mains partout, son corps un mur de muscles brûlants. Albert, perdu dans un océan de sensations, fit un grand écart involontaire, ses jambes tremblant sous l’extase, chaque vague de plaisir le rapprochant d’un précipice qu’il franchit dans un hurlement primal.

Pedro, emporté par la frénésie, saisit le sexe de son amant , le glisse dans sa bouche, le suce avidement, sa langue se contorsionne autour de ce pénis long, circoncis, au gland rose, délicieux. De la bave coule de la bouche de l’homme lubrifiant l’organe d’Albert qui gémit de plaisirs.

s’abandonnant aux sensations intenses qu’il ressentait en râlant. puis, il jouie d’un coup sans avertissement, c’était trop bon, Pédro n’arrete pas la fellation, ralentie le rhyme, garde le sexe dans sa bouche pour savourer la semance d’Albert, puis le retourne sur le ventre pour plonger sa langue entre ses fesses rondes, imberbes, invitantes, au galbe magnifique. Sa langue fouille, explore, pénètre profondément pour ouvrir les portes du paradis.

L’orifice s’ouvre lentement, se détend, se prépare pour la suite. Pédro se releve, son sexe énorme, sombre, aux veines saillantes est gonflé a bloc, son prépuce est retroussé sur un énorme gland en forme de champignon. Albert se retourne et ses yeux s’agrandissent de peur devant la chose qui se dirige vers son anus.

Il panique, l’autre lui crache plusieurs fois dans le cul. Mais Albert se met à quatre pattes, soumis, excité, après tout il est quand même un power bottom. Il en a vu d’autres, de toutes les dimensions. La, dans ce moment présent, frustré de s’être fait crisser la par l’autre crétin, il veut se faire fourrer comme une drag queen nymphomane. « Montre-moé que t’es un vrai mâle Pédro, mon cul est toute à toi, lâches-toi lousse, j’ai l’anus en feu, passes-moé au cash. Notre ouvrier de maintenance plisse des yeux, claque les belles fesses du garçon avec force, glisse un doigt dans le rectum, puis un autre, encore un autre en tournant comme pour dévisser une visse de gauche à droite. Notre bottom se brasse le cul d’impatience. Le gland appuie sur l’orifice et s’enfonce doucement centimètre par centimètre  immuablement. Pascal lâche un cri de surprise sous le coup de la douleur, c’est vraiment une grosse graine épaisse et large, mais son cul l’avale toute entière en gémissant de plaisir, c’est trop bon, merveilleux, libérateur.

L’homme accélère le vas et viens par de violents coups de reins à l’intérieur des fesses accueillantes qui en redemandent. Maintenant, il fourre de toutes ses forces le cul au vif comme un étalon déchaîné. Ses grosses couilles frappent contre la peau d’Albert qui nage dans un délire érotique hors norme, les sensations sont si intenses qu’il en perd la tete. Il va jouir, la vague est d’une puissance folle, sa prostate réagit fortement au martellement du sexe de Pédro qui garde semble n’éprouver aucune pitiée pour le cul de son partenaire, Pascal réussie a attrapper les gosses de son amant par une maint et ne les laches pas, les caressant vigoureusement.

L’étalon apprécie et atteint lui aussi l’orgasme. La jouissance est si intense que les deux lâchent des cris de bêtes blessés. Ils s’effondrent, essoufflés, dans un enchevêtrement de membres et de draps trempés. Albert a déjà oublié le nom du gars de la jeep, pis de l’insignifiante glacière Coleman.. 

Le lendemain, sous un soleil toujours aussi radieux, ils émergent de la roulotte, hilares et complices, pour plonger dans la piscine.

Les autres campeurs, des vieux grincheux, des jaloux, d’autres content pour eux, enfin toutes sortes de réaction, des fiers d’eux et les envieux, les observaient depuis leurs chaises longues, murmurant des ragots acides : « Regarde-moi ces deux-là, ils se prennent pour des stars de porno ! » ou « À mon époque, on faisait ça en silence ! » Albert et Pedro s’en moquent royalement, éclaboussant dans l’eau, se frôlant sous les regards, puis continuent leur show au bar, où Sam leur offre une tournée en riant : « Vous avez réveillé la moitié du camping, bravo ! »

Et ainsi, entre la honte, la débauche et la revanche, Albert transforma son week-end maudit en une célébration éclatante, sous les yeux médusés d’un camp qui n’oublierait jamais cette Saint-Jean torride.

GABY DE GASPÉ
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