Prologue
Commençons par ma première histoire, « La Machine à remonter dans le temps ».
Chapître 1 Son arrivé
George Lumen, astrophysicien discret mais dangereusement séduisant, franchit l’entrée du camping avec l’élégance maladroite d’un type qui calcule la trajectoire des comètes mais trébuche sur ses propres émotions.
Excitation ? Inquiétude ? Son cœur faisait un remix techno des deux.
Il était là pour rejoindre ses vieux potes, mais ce camping semblait murmurer : « Bienvenue dans la jungle, mon beau. »
Ses yeux, planqués derrière des lunettes noires dignes d’un agent secret en vacances, balayaient le décor.
Chalets mignons comme des cupcakes, roulottes cozy à faire pâlir un catalogue Airbnb, camping-cars rutilants qui criaient « midlife crisis »… Ce paysage était un soap opera rural, et George, avec ses cheveux épais et sa mâchoire taillée pour les gros plans, se sentait déjà acteur principal.
À la NASA, il décodait les mystères de l’univers ; ici, il allait peut-être juste décoder comment survivre à un week-end sans Wi-Fi.
« Ça sue l’énergie masculine par ici, » marmonna-t-il, inspirant profondément comme s’il pouvait sniffer la testostérone ambiante. « Un mélange de bois brut, de bière tiède et de… promesses douteuses. »
Son cabanon, sa nouvelle tanière, l’attendait quelque part dans ce chaos bucolique. La clé ? Toujours pas en vue. Typique. L’univers était plus ponctuel que le gérant du camping.
Vous l’avez probablement capté, je suis le nerd ultime, maestro de cette saga déjantée.
Et, disons-le franchement, une salope galactique pour qui aucun plan tordu n’est trop barré !
Mon acolyte George ? Un cerveau de génie, une truie de compétition, sculpté comme un Apollon et doté d’un équipement digne d’un pur-sang.
Un spécimen pareil, ça aimante les regards comme un trou noir aspire la lumière.
Cette bosse dans son froc ? Un appel au crime qui vous met l’eau à la bouche, une promesse de matos XXL qui supplie qu’on s’en occupe. Et ce cul, bordel – ferme, rond, sculpté comme une équation parfaite, prêt à faire craquer n’importe quel jean. Mais qui est ce mec, bon sang ? Un savant qui passe ses nuits à
décoder les secrets des étoiles, un astrophysicien qui fait bander l’univers lui-même. Qu’est-ce qu’il planque, ce dieu vivant ? Parce que, croyez-moi, même les génies ont des skeletons dans le placard.
Moi, Jules, nerd lubrique et narrateur de ce soap opera homo, je mate la scène comme si c’était un live OnlyFans. Alex, le gérant du camping, un mec extraverti avec un sourire de pub pour dentifrice, s’approche de George en le scannant de haut en bas, comme s’il cartographiait une planète trop chaude pour être légale. « Eh bien, salut, beau gosse ! Le nouveau, c’est toi ? » lance-t-il, avec un clin d’œil qui pourrait faire fondre un glacier.
George, mon dieu grec préféré, astrophysicien et truie de luxe, ajuste ses lunettes noires avec un flegme de star porno. « Ben oui, j’ai loué un cabanon au bout de la rue Pique-Bois. George, enchanté. Mais j’attends toujours la clé, mon homme. » Sa voix est grave, genre moteur de Mustang en surchauffe, et je jurerais qu’Alex vient de rougir sous son bronzage.
« Ravi de te rencontrer, George ! Moi, c’est Alex, grand manitou de ce paradis sauvage. T’as choisi le bon spot, crois-moi. Ce camping, c’est une orgie de bonne vibes. » Il ponctue ça d’un sourire qui dit : Je suis friendly, mais je peux être plus si t’insistes.
George hoche la tête, un rictus en coin. « C’est ce
que Samuel et Marcus m’ont vendu. Ces deux-là sont accros. » Il tend la main, genre file-moi la clé avant que je pirate ton système nerveux avec mon charme.
Alex rigole, un son qui sonne comme une invitation à des ennuis délicieux. « Samuel et Marcus, ces loustics ! Une sacrée paire, eux. T’es dans le bon délire, mon gars. Ici, les voisins sont chauds, les soirées autour du feu durent jusqu’à l’aube, et les bois… disons qu’ils cachent des surprises qui ne sont pas dans le guide touristique. »
George lâche un sourire, ses dents brillant comme une supernova. « Promenons-nous dans les bois, comme dit la chanson, non ? »
Alex, avec son sourire de charmeur de foire, lâche : « Mon chum et moi, on aiment la compagnie. Raymond, c’est le barman, un vrai aimant à potins. »
George, hoche la tête, balayant le camping du regard comme s’il scannait un relevé dr programation. « Bon à savoir, » dit-il, sa voix grave roulant comme un orage imminent. Alex est mignon, mais pas son genre – trop sage pour un mec qui fait bander les étoiles.
Alex cligne de l’œil, genre je sais des choses que ton cul ignore. « Bienvenue, George. Et si t’as besoin d’un coup de main, hésite pas. On dit que j’ai un don… particulier. Michel, le boss, est parti faire un double de ta clé. Je te l’apporte dès qu’il revient. »
« Merci pour l’accueil, Alex. T’es un rayon de soleil, » réplique George, son rictus de star porno à peine dissimulé.
« Quand tu veux, beau gosse. Éclate-toi ici, et si t’as une question ou un besoin, ma roulotte est ouverte 24/7. » Alex s’éloigne, laissant une traînée de sous-entendus dans l’air.
George s’enfonce dans le camping, et moi, Jules, je bave devant ce cirque. Les rires et les bavardages saturent l’atmosphère, mêlés à l’odeur d’herbe fraîchement tondue et aux grondements sourds du tonnerre, comme si l’univers teasait une nuit de débauche. Le décor ? Un tableau digne d’un rêve fiévreux : des mecs, majoritairement matures, exhibant tout, de la nudité totale à des tenues qui crient j’ai pillé un sex-shop. Un carnaval kink où même moi, je me sens sage. Mais sous ces looks barrés, une camaraderie électrique les soude, comme une fraternité de l’absurde. Et là, au cœur de cette ménagerie surréaliste, George repère Samuel Smith, son meilleur pote, prêt à faire basculer cette soirée dans une orbite totalement déjantée.
Comme George, ce mec est un scientifique, mais lui, il dissèque l’esprit humain avec la précision d’un scalpel laser. Thérapeute ? Manipulateur ?
Samuel Smith, ce scientifique de l’esprit humain, manie ses blagues cochonnes et ses récits torrides avec la précision d’un neurochirurgien en rut. Face à la foule, il arbore un sourire de diable charmeur : « On dit que la vie commence à quarante piges, mais j’vous jure, à soixante, ça s’arrête pas ! Y a mille façons de s’amuser avec un corps d’Apollon, et la science ? Elle fait pas que t’envoyer sur la Lune, elle te fait décoller ! »
La foule, un mélange de barbus en cuir et de fêtards en latex, glousse et hurle, pendue à ses lèvres comme à un cliffhanger porno. Samuel en rajoute, son regard pétillant comme un cocktail Molotov : « Avec l’âge, mes amis, on ne maîtrise pas que les échecs. La sagesse ? C’est l’art de jouer très cochon ! »
Il marque une pause, théâtral comme un drag-queen en finale de RuPaul, laissant l’air crépiter d’anticipation. Puis, avec un clin d’œil qui pourrait faire fondre un glacier : « Je sais ce que vous pensez : ‘Samuel, comment tu tiens cette putain d’énergie ?’ »
Avec un sourire de démon charmeur, il empoigne la bosse monstrueuse dans son froc, un relief qui hurle « chef-d’œuvre anatomique », surtout grâce à ses couilles de taureau!
« C’est pas compliqué, les mecs ! » lance Samuel, sa voix de showman claquant comme un fouet en cuir. « Trouvez-vous une bande de potes chauds, du vin qui cogne, des poppers qui décollent, du Viagra qui booste, et envoyez vos principes se faire démonter par la queue d’un ti-mec bien monté ! »
Ses yeux pétillent, deux braises dans ce carnaval de débauche. « Et soyez cash ! Pas de chichi, demandez ce que vous voulez, et ça viendra direct dans votre lit ! »
La foule, un mix de barbus en latex et de papys en mode fuck it, éclate de rire, électrisée par l’audace crue de Samuel.
« Mais soyons sérieux deux secondes, » ajoute-t-il, un rictus malicieux aux lèvres. « La clé d’une vie sexuelle qui claque à notre âge ? Parler franc… et une petite pilule bleue pour assurer le show. »
Samuel repère George au loin, son dieu grec d’astrophysicien, et fend la foule comme un rockstar en rut. « George, mon vieux ! Ça fait plaisir de te voir. T’as arrivé quand ? »
George, tout en mâle alpha décontracté, mate la bosse ostentatoire dans le froc de Samuel et rigole intérieurement. Ce mec s’en bat les couilles de son érection, et franchement, c’est ça qu’on aime chez lui.
« Samuel, mon homme, cet endroit est une pépite, » lâche George, son sourire de dieu grec faisant grimper la température. « Ton discours ? Un festival de cochonneries, comme d’hab. J’ai débarqué ce matin à l’aube, crevé mais excité. »
Samuel, toujours avec cette bosse arrogante dans son froc, hausse un sourcil taquin. « T’as fait le tour du propriétaire ou t’es encore en mode touriste ? »
« Pas encore, » répond George, sa voix grave roulant comme un moteur prêt à rugir. « Un préposé m’a fait une visite express. Faut avouer, ce camping est un bijou tordu. Toi et Marcus aviez raison de m’harceler pour venir. »
Samuel ricane, son regard de manipulateur en rut planté dans celui de George. « T’as mis le temps, garçon. Mais crime, qu’est-ce qu’on est contents de t’avoir ! Marcus et moi, on trépignait comme des ados avant un plan cul. »
Entre Samuel et George, l’air a toujours crépité d’une tension sexuelle à faire péter les plombs. Une amitié à distance, c’est mignon sur WhatsApp, mais en face à face ? C’est une tout autre bête, un cocktail de phéromones et de non-dits. Les années ont saupoudré leurs tempes de gris, mais certains trucs ne s’effacent pas – comme ces fantasmes brûlants, jamais assouvis, qui dansent encore entre eux comme une vieille chanson trop sexy pour être oubliée.
Samuel, avec ce sourire de renard qui sait où trouver les ennuis, se penche vers George, son regard luisant d’une promesse coquine. « Yo, George, et si on se posait au bar de la piscine ? C’est the spot pour chiller, mater les mecs les plus chauds du coin et choper Marcus s’il traîne. Ça te branche ? »
George, toujours prêt à plonger dans le chaos, lui renvoie un sourire qui pourrait faire fondre le béton. « Ça sent le plan parfait, Samuel. Ouvre la marche, maestro du vice ! »
Rien ne me fait plus bander que des doigts qui jouent avec mes tétons, pas vrai ? Mais, bordel, pas en plein jour au bar du camping, faut pas pousser !
Le bar et la piscine ? Un bordel bondé, une foire à la chair où presque tous les mecs se baladent à poil. Un spectacle à couper le souffle, même si tous ne sont pas taillés comme des dieux grecs. Des couilles pendantes comme des fruits mûrs ? Aucun souci pour moi.
Franchement, y a rien de plus jouissif que de les sentir claquer contre mon cul pendant qu’on me prend. Et soyons clairs : couple ou pas, tout le monde ici a la même idée en tête, et criss, c’est hypnotisant.
Pour George, c’est la première fois dans ce cirque, et son cœur fait des pirouettes entre trac et excitation. Certains débarquent juste pour un week-end de débauche, d’autres squattent tout l’été. Mais les « permanents », ces légendes qu’on appelle avec un clin d’œil, ils sont le ciment de ce bordel communautaire.
Toute l’année, ces dévots du camping se vouent à une mission : être les archives vivantes du lieu. Rien ne leur échappe. Ils sont les gardiens des secrets, des histoires et des plans tordus qui tissent la légende de ce camping et de ses habitants.
Le bar de la piscine pulse comme un club de strip-tease en happy hour, les campeurs sirotant leurs verres tout en papotant avec une énergie de speed-dating coquin. Samuel, ce roi du chaos, attire des clins d’œil salaces et des saluts qui sentent le plan cul à peine déguisé. Il pointe un groupe de mecs, son sourire de manipulateur en pleine forme. « Regarde ces gars là-bas, George. Les plus sympas que t’auras jamais vus. Et ceux-là ? Le gang du poker. Ils jouent l’innocent, mais crois-moi, ils te plumeront sans pitié ! »
George, hoche la tête, bluffé. « T’es carrément le GPS du camping, Samuel. T’as tout le monde dans ta poche. »
Au bar, ils tombent sur Raymond Lafond, ex-infirmier reconverti en barman, une tornade de couleurs avec sa tignasse bleu fluo qui crie j’ai pillé un festival rave. « Oh putain, regardez qui débarque ! Samuel, l’humoriste qui fait bander le camping, et son pote sexy ! Qu’est-ce que je vous sers, les beaux ? »
Samuel, avec un rictus de dragueur patenté, balance : « Raymond, ta crinière met le feu à cet endroit ! Deux de tes margaritas légendaires, et voilà George, mon vieux frère d’armes. Ce mec bossait à la NASA avant de plonger dans notre jungle. »
George, son sourire de star porno à peine contenu,
enchaîne : « Margaritas ? Parfait. Enchanté, Raymond. Ta tignasse est une œuvre d’art. »
« Oh, tout le plaisir est pour moi, George ! À titre d’info, je suis un grand fan des étoiles… surtout quand je suis à poil avec un beau mec à côté. Qu’est-ce qui t’amène dans notre petit coin de paradis ? »
Pendant que Raymond s’active à préparer leurs cocktails, il lance avec un sourire en coin : « George, on dit que mes margaritas peuvent détendre un cul mieux que n’importe quelle langue ou lubrifiant. C’est une véritable science, tu sais ! »
George éclate de rire. « Ai-je l’air si coincé que ça ? À mon âge, c’est un compliment d’avoir un cul serré ! Au fait, je crois que j’ai rencontré ton petit ami. »
« Mon mari, Alex ? Oh, alors c’est toi, le beau cul dont il m’a parlé ! » répond Raymond, un éclat malicieux dans les yeux.
Il leur sert leurs verres avec un clin d’œil amical. « Amusez-vous bien, et vous savez où me trouver si vous avez besoin d’une oreille attentive… ou d’autre chose. »
Sous le voile de l’humour, une proposition flottait toujours dans l’air. Au camping, il fallait garder l’esprit ouvert et laisser les conventions au placard.
C’était un endroit où l’on embrassait ses désirs sans détour, où les barrières fondaient sous les étoiles.
En observant la scène, George ne put réprimer un sourire. Autour de lui, certains, le nez collé à leur portable, pianotaient frénétiquement sur leurs applis de rencontres.
Quelle ironie ! Le camping grouillait de mecs en chasse, prêts à saisir l’instant, et pourtant, quelques-uns préféraient swiper dans le vide.
George chuchote à Samuel : « C’est fascinant de voir comment la technologie a transformé les comportements, même dans un endroit comme celui-ci. »
Samuel ricane. « Carrément, George. C’est tout un spectacle. Trouver une bite n’a jamais été aussi simple. C’est comme faire ses courses : dominant, soumis, oral, versatile, uro, scat… Tout est calibré, question de précision. »
George hausse les épaules. « Ça ne devrait pas être si compliqué pour moi. C’est comme définir des paramètres pour un projet. Le hic, c’est que je déteste ces applis. »
Ils observent les hommes autour d’eux, qui jonglent entre leurs écrans et des coups d’œil furtifs à l’horizon, cherchant à repérer leurs matchs. Par moments, un bip discret trahit l’arrivée d’un message. Une photo de bite surgit sur un écran. Une autre montre un buisson touffu avec une invitation : Je t’attends là-dedans.
Un rythme latin, vibrant comme une pulsation sauvage, s’élève dans l’air encore tiède de la fin d’après-midi, captant l’attention de George et Samuel. Ils pivotent vers la source du son : Teddy Amarez, le directeur artistique du camp, un véritable feu d’artifice d’énergie, répète son prochain spectacle.
Ses mains virevoltent sur les tambours, son corps suit le tempo avec une aisance provocante.
La musique et le martèlement des pieds contre le sol captivent George et Samuel presque autant que le mec sur scène. Il n’est franchement pas désagréable à regarder.
Combien de campeurs se sont imaginé plonger leur visage entre ces fesses bronzées pour trouver son trou rose ?
Au bar, Maurice – professeur d’école primaire retraité le jour et drag-queen flamboyante sous le nom de Lolita Du Gallo la nuit – a repéré le nouvel arrivant et semble intrigué.
En se penchant au-dessus du comptoir, il lance à Raymond : « Ma biche, as-tu croisé notre nouvel ami là-bas ? Plutôt séduisant, non ? »
Raymond, un sourire en coin, répond : « Oh, Maurice, toujours l’œil vif ! C’est George, scientifique à la NASA. Il vient de débarquer parmi nous. »
Maurice, un sourire malicieux aux lèvres, se penche vers Raymond : « Oh, un scientifique, rien que ça ! Quelle perspective… d’exploration alléchante ! Je suis toujours prêt à partager mon savoir, surtout avec un cerveau aussi affûté que ce George. »
Raymond éclate de rire, essuyant un verre avec un clin d’œil. « Maurice, mon chou, j’ai comme l’impression que toi et George pourriez partager plus qu’une équation. Son savoir, à première vue, m’a paru… plutôt généreux, si tu vois ce que je veux dire. »
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Maurice, battant des cils avec un air faussement sage, glisse à Raymond : « Eh bien, chérie, tu me connais, je suis un élève modèle. Faudra que je me présente à George tout à l’heure pour découvrir quelle… discipline il maîtrise le mieux. »
Raymond pouffe, secouant la tête. « Ma poule, je parie que vous allez avoir une conversation des plus savoureuses. Pourquoi pas le convaincre de nous rejoindre pour la soirée karaoké ? »
Maurice porte une main à sa poitrine, l’œil pétillant. « Ma biche en rut, comment veux-tu que je pense à le faire chanter quand je l’imagine déjà pousser… d’autres genres de vocalises ! »
À quelques pas, George, qui sirote son verre, semble à mille lieues de ces manigances. Hormis quelques visites furtives aux saunas, il n’a guère eu l’occasion de fréquenter d’autres hommes gays.
Sur le plan sexuel, il est encore un peu naïf, comme un novice dans un monde de connaisseurs.
Même s’il n’a jamais caché son homosexualité, George n’en parlait guère à la NASA. Résultat : il est devenu un as de la branlette, un talent cultivé dans l’intimité de ses soirées solitaires. En se dirigeant vers le bar pour commander un autre verre, il sursaute lorsqu’une main ferme et virile se pose sur son épaule. Cette main appartient à Michel, le sexy propriétaire du camping, mari de la tornade latine qui fait vibrer les tambours. « Vous devez être George ? » demande-t-il, un sourire éclatant dévoilant des dents blanches impeccables.
George, momentanément sans voix, se ressaisit. « Oui, c’est moi. Et vous, vous êtes… ? »
« Michel, le patron du camping ! » répond-il, son assurance illuminant la scène.
Sous le soleil couchant, l’homme a l’allure d’un ange avec une bosse prometteuse dans son short kaki. Il brandit une clé. « Voici pour votre cabanon ! »
George, les yeux scotchés sur la poitrine musclée de Michel, ne bouge pas. Michel secoue les clés avec un sourire amusé pour capter son attention.
Samuel, toujours vif, intervient : « Eh bien, merci, beau gosse ! » Il attrape la clé et donne un petit pincement à George pour le tirer de sa transe. George, rougissant, glisse la clé dans sa poche de chemise.
Rencontrer quelqu’un comme Michel, chargé d’une énergie sexuelle à faire trembler les murs, c’est comme sentir quelques doigts dans ton cul pile au moment où tu jouis – un choc délicieux !
Michel respire la passion, même sans flirter ouvertement, ce qui est rare pour un mec comme lui. Je serais prêt à lui offrir mon cul à la seconde, sans hésiter. Il a cette aura, ce truc qui te fait basculer en un regard.
Les deux hommes, bâtis comme des dieux, arboraient des bites épaisses et des culs fermes qui faisaient saliver l’assemblée.
Sur la terrasse, tous les regards convergeaient vers eux, l’air chargé d’anticipation. Qui prendrait qui ? Eddy – ou plutôt Teddy, la tornade latine – offrirait-il son cul parfait au nouveau venu ? La foule retenait son souffle.
La rumeur courait que Michel et Teddy choisissaient un nouveau jouet chaque saison. Et un scientifique bien monté de la NASA, ça ne se présentait pas tous les ans !
Michel, un sourire en coin dégoulinant de charme, se penche légèrement vers George : « Et si je vous faisais visiter la maison et la propriété ? Histoire de vous mettre… à l’aise avec les lieux. »
La proposition était limpide.
Dépassé par l’effervescence du camping, George hésite. L’offre de Michel est alléchante, mais il sent ses nerfs flancher.
« Merci pour la proposition, Michel, dit-il, un sourire crispé. C’est juste que le voyage m’a crevé. Je vais faire une petite sieste pour recharger les batteries. On remet ça, OK ? »
Michel, toujours charmeur, hoche la tête. « Pas de souci, George. Fais comme tu le sens. Je veux juste que tu te sentes chez toi. Si tu changes d’avis ou si t’as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver. »
« Merci, Michel. T’es sympa, vraiment, » bafouille George, reconnaissant.
Sur ce, il s’éclipse sans un mot à Samuel, qui reste planté là, bouche bée, son cocktail en main. Refuser une invitation pareille ? Samuel n’aurait jamais laissé passer une chance comme ça, ça, c’est sûr !
Il n’est pas le seul à en perdre son latin. Raymond, derrière le comptoir, sait que la moitié du camping vendrait son âme pour un tête-à-tête avec Michel.
Maurice, un sourcil levé, se penche vers lui. « Raymond, ma biche, t’as vu ça ? Michel vient de tendre une perche en or à George avec cette ‘visite’, et il a dit non ! »
Raymond, hochant la tête avec un air entendu, glisse à Samuel : « Oh, mon chou, on dirait bien que Michel voulait explorer George de très près, si tu vois ce que je veux dire. Et notre savant a dit non ! »
Samuel, un sourire narquois, se penche sur le comptoir. « Ça me rappelle le collège. George, ce grand timide, jouait les saints, mais c’était un sacré cochon ! Une vraie salope qui pouvait gémir pendant des heures, crois-moi. »
« Eh bien, connaissant Michel, il aurait pu le faire crier. Quand même dommage pour lui ! Mais ne sautons pas aux conclusions.
George entre dans sa nouvelle résidence, où ses bagages l’attendaient au centre de la pièce, y compris une grande boîte sur la table de cuisine.
Il avait un secret caché dans la boîte qui pesait lourdement sur sa conscience. Ce n’est pas la perspective d’une rencontre romantique qui a suscité son désir de solitude, mais la présence de quelque chose de beaucoup plus extraordinaire : une machine à remonter le temps.
George avait apporté cette invention remarquable et était déterminé à la garder cachée des regards indiscrets, prenant qu’il continuerait le développement de son expérience dans la solitude.
Il avait besoin d’espace et de calme pour continuer son travail.
Certaines pauses sexuelles l’aideront à trouver l’inspiration ! L’invitation de Samuel et Marcus ne pouvait pas être plus parfaite, et en prime, la compagnie de ses meilleurs amis.
Bien que même pour eux, il ne révélerait pas son secret.
George scruta le cabanon, cherchant la cachette parfaite pour sa machine à remonter le temps. Chaque recoin semblait trop exposé, trop vulnérable aux regards curieux. Mais l’espace exigu ne lui laissait pas le choix : la remise attenante serait son seul refuge. Avec une prudence de cambrioleur, George transporta la boîte, la glissant sous une bâche poussiéreuse. Il l’entoura d’outils de jardinage, de vieux seaux et d’un balai fatigué, camouflant son trésor comme un vulgaire bric-à-brac.
Il referma la porte de la remise, verrouilla le cabanon et prit une profonde inspiration, le cœur encore battant.
En revenant vers le bar, George sentait un mélange d’anticipation et de secret lui chatouiller les nerfs. Sa machine était en sécurité, prête pour une exploration future, quand le moment serait venu. Pour l’instant, le camping l’appelait – ses rires, ses regards, ses promesses.
Son esprit dériva vers Michel. Cet homme, sexy à en faire trembler les étoiles, lui offrirait-il une autre chance ? Après l’avoir éconduit si maladroitement, George doutait que Michel retente quoi que ce soit. Quel gâchis d’avoir dû refuser une telle invitation !
Mais, songea-t-il avec un sourire en coin, rien n’était impossible. Pas même voyager dans le temps.
Alors que le soleil plongeait à l’horizon, baignant le camping d’une lueur dorée, un groupe de campeurs s’était rassemblé autour des feux près du lac paisible.
Installés sur des bûches et des chaises de camping, ils sirotaient des cocktails, leurs rires et conversations animées résonnant dans l’air tiède. Parmi eux, Samuel et Marcus, incapables de lâcher l’affaire George-Michel, disséquaient l’épisode avec un malin plaisir.
« Marcus, t’en penses quoi de la façon dont George a esquivé Michel ? » lança Samuel, un sourcil levé.
Marcus, songeur, fit tourner son verre. « George, c’est un grand réservé, tu le sais. Il va pas se jeter sur le premier mec, surtout pour un plan cul ! Rappelle-toi, à la fac, c’était nous qui bookions ses rencards. » Samuel hocha la tête, un sourire en coin. « Ouais, t’as raison. »
« Je parie qu’il a même pas capté l’ambiance ! » ajouta Marcus, riant. « D’ailleurs, y avait-il vraiment une ambiance, ou c’est juste Michel qui dégaine ses phéromones ? » Samuel éclata de rire. « Contrairement à George, moi, je lis les signaux. Surtout quand le mec a une bosse de bien gonflée dans son short en lin ! »
Il se leva d’un bond, frottant son ventre. « Bon, j’ai la dalle. Allons au resto, la cuisine de Marcello va nous sauver. Je texte George pour qu’il nous rejoigne. »
Autour du feu, les flammes dansaient, jetant des ombres sur les visages de Samuel et Marcus. Leur conversation dévia vers un sujet plus sérieux.
« Ça fait des années qu’on tanne George pour qu’il nous rejoigne ici, dit Marcus, fronçant les sourcils.
Pourquoi maintenant, d’un coup ? » Samuel haussa les épaules, un sourire en coin. « Parce qu’il a pris sa retraite de la NASA. C’est tout!
Il est prêt à ouvrir un nouveau chapitre, à s’éclater un peu. » Marcus secoua la tête, son ton plus sec. « Samuel, arrête de jouer les psys. George n’a pas pris sa retraite. On l’a viré ! Il était obnubilé par ses histoires de voyage dans le temps. Une vraie fixation, ce mec. »
Marcus éclata de rire, son verre tremblant dans sa main. « La seule partie de moi qui vibre encore! Il se pencha vers Samuel, baissant la voix avec un sourire narquois. « George, lui, c’est pas comme nous. OK, il a soixante piges et il est aussi tordu que nous, mais ce qui le fait vraiment jouir, c’est sa science ! »
FIN DU CHAPÎTRE 1